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Alix Le Clerc, la bienheureuse...

Son Histoire

Le 2 février 1576, les cloches de Remiremont sonnent pour le baptême d’Alix, le jour de sa naissance, fille des Le Clerc. Alix est une enfant très gaie et pleine de vie. Jeune fille, elle aime danser et sortir le soir, elle mène une vie très mondaine. Un jour, elle tombe malade. Son livre de chevet est un livre de piété. Cela change sa vie. Suite à cette maladie, elle décide d’aller voir le père Fourier, curé de Mattaincourt et lui confie son désir de changer de vie mais comme aucun ordre religieux ne l’attire, celui-ci reste sceptique.

Après une apparition en songe de la Sainte Vierge, elle comprend qu’elle doit s’occuper des petites filles lorraines. Avec 4 amies, elle promit une vie de générosité le jour de Noël 1597 publiquement en l’église de Mattaincourt. Aidées par Pierre Fourier, elles ouvrent en juillet 1598, à Poussay, le première école gratuite pour filles de Lorraine. Malgré de nombreuses difficultés, un texte d’institution de la Congrégation prend forme et d’autres écoles se créent, St Mihiel (1602), Nancy (1603), Pont-à-Mousson (1604), Verdun (1605) et Saint Nicolas de Port , …qui prennent toutes le nom de Notre Dame.

Alix se dévoue infatigablement auprès de ses élèves et de la Congrégation. Le Monastère de Nancy est reconnu canoniquement en 1617.Là, Alix prendra le nom de Térèse de Jésus.En 1618, elle est élue supérieure de la communauté de ce premier monastère, où elle mourra 4 ans plus tard, le 9 janvier 1622. Elle nous laisse cette phrase, centre de sa vie : « Que Dieu soit votre amour entier ! ».

Elle est béatifiée le 4 mai 1947 à Rome par Pie XII et elle est fêtée le 9 Janvier.

La découverte des Reliques

1622 : Alix Le Clerc meurt. Son corps est conservé dans un cercueil de plomb enterré à Nancy dans le monastère où elle vivait.

1793 : Le souvenir de l’emplacement de son tombeau s’efface peu à peu pendant la période révolutionnaire.

1849 : Les abbés Deblaye et Chapia entreprennent des fouilles, sans résultat dans le chœur de l’église désaffectée, hors de l’ancienne clôture.

1904 : Monseigneur Jérôme reprend les recherches. Il cherche dans l’ancien chœur des religieuses, à l’intérieur de la clôture. Il ne trouve rien.

1934 : L’abbé Renard encourage lui aussi des fouilles, mais dans l’actuel lycée Jeanne d’Arc.

1947 : Le Pape Pie XII fait procéder à la béatification d’Alix Le Clerc. Mais malheureusement, ses restes ne sont pas retrouvés.

1950 : Un groupe de jeunes étudiants nancéiens trouvent un cercueil, enterré à 1,5 mètre de profondeur dans le sol, sous un bâtiment rue Maurice Barrès. En effet, ils faisaient partie du Hot-Club et en aménageant la cave de cet immeuble, ils trouvèrent fortuitement un cercueil de plomb.

1960 : Les enquêtes demandées par l’église aboutissent. Elles permettent de conclure que les restes trouvés dans le cercueil de plomb sont ceux d’Alix Le Clerc. L’Eglise honore alors ces reliques. Les ossements sont déposés dans un reliquaire de bronze strié avec une flamme de cristal, placé dans la chapelle du Cours Notre-Dame de Nancy, rue de la Ravinelle.

1987 : La Congrégation Notre-Dame confie le cercueil vide au musée lorrain de Nancy, puis en 1995, il est déposé dans la crypte de l’église abbatiale de Remiremont, ville où naquit Alix et vécut sa jeunesse.

2007 : Le 14 octobre, translation des reliques de la chapelle de Notre-Dame à la Cathédrale de Nancy.

Les sœurs de Notre-Dame, fidèles aux intuitions de leur origine, essayent de répondre aux urgences de leur temps, tout comme Alix Le Clerc a répondu à une urgence de son époque : l’instruction des filles « tant pauvres que riches » était délaissée au XVIème siècle. Aujourd’hui, les sœurs sont toujours éducatrices. Elles portent également leur attention sur les pauvres, les opprimés et les défavorisés.

Partout où elles se trouvent, les sœurs de Notre-Dame cherchent à travailler au développement et à la croissance de la personne, avec pour moyens, l’école, l’éducation populaire, l’éducation de la foi, l’éducation à la justice, l’engagement auprès des pauvres, … L’éducation et l’enseignement se font à tous les niveaux : l’éducation des enfants, des jeunes, des femmes, la formation des professeurs, l’enseignement supérieur.

Au cours de 4 siècles, depuis la première promesse d’Alix et de ses compagnes dans la petite église de Mattaincourt, des milliers de femmes se sont engagées dans le sillage d’Alix. Car le charisme des origines s’est transmis au gré des remous de l’Histoire, et plusieurs Congrégations de Notre-Dame sont issues de la fondation lorraine : dans différents pays, au service d’autres cultures, sur les cinq continents.

Aujourd’hui, il y a des Filles d’Alix Le Clerc dans 43 pays. Avec leurs amis, leurs collaborateurs, leurs associés, elles continuent à vivre l’intuition d’origine, et oeuvrent pour « Faire grandir l’Autre ». Elles sont toutes représentées en cette année 2007 à Nancy, le 14 octobre. En 43 pays du monde, on se réjouit de la remise des reliques de la Bienheureuse Alix à l’église-cathédrale de Nancy, offertes ainsi à la vénération publique.