Noël, il est né une naissance. Cette nuit, cinq jeunes filles se lèvent...
Nous avons 16 invités et aucun membre en ligne
« …Jésus - Christ a voulu confier à ses apôtres la fonction qu’il a rempli lui-même quand il vivait sur la terre, et ce n’est qu’après la leur avoir remise en mains qu’il nous a quittés pour retourner au ciel… »
Et c’est ce que proclame St Paul quand...il dit : « Nous exerçons les fonctions d’ambassadeurs du Christ, comme si Dieu lui-même exhortait par notre bouche, c’est à dire, à la place de Jésus-Christ. (Op.NS, t.2,215)
« …Ce fut immédiatement avant que de monter aux cieux, que notre Bon Maître, notre Bon Seigneur, votre Bon époux, après avoir fait cet office lui-même, le confia aux mains de ses Apôtres, les ayant au préalable instruits avec les autres… Et maintenant, vous participez à ce devoir avec le Fils de Dieu et avec ses bienheureux apôtres, ainsi que faisaient de leur vivant, les Saintes femmes et filles, choisies de Dieu auxquelles le grand Saint Paul se recommande au ch.16 de l’ Epître aux Romains… » (Aux Rel. de St Mihiel, L1, 217)
(en marge, une note donnant les détails de Rm 16, saluant entre autres plusieurs femmes de la communauté chrétienne de Rome)
« Notre Seigneur...ne voulait prêcher que peu d’années et puis monter au ciel après la Résurrection. Il fallait rassembler des disciples pour instruire en sa doctrine et après son Ascension, la prêcher aux Juifs et aux Païens....par après, à tous les habitants de la terre….Notre Seigneur voulait chercher à notre époque des filles qui soient témoins à la petite jeunesse des faits et dits de Notre seigneur, guides qui enseignent , fondent une Congrégation... (Entretiens de St Mihiel)
Sœur Nicole Reille, visionnaire et pragmatique, la fondatrice du premier fonds français d’investissement socialement responsable est décédée lundi 7 mai.
Elle n’aimait pas qu’on le dise, mais Sœur Nicole était l’une des grandes figures du secteur – très en vogue aujourd’hui – de l’investissement socialement responsable. Cette religieuse de la congrégation Notre-Dame en a même été la pionnière. « En France, elle est la première à avoir pris conscience qu’épargner n’est pas seulement un projet financier, mais qu’il s’agit aussi d’un acte social », souligne Sophie des Mazery, directrice de l’association Finansol. Elle est décédée d’un cancer, lundi 7 mai, à Paris, à l’âge de 82 ans.
« C’était une femme pragmatique, les pieds ancrés dans le sol, et en même temps une femme de foi, mettant son énergie et ses compétences au service de ses convictions, affirme Pierre Arquié, actuel directeur financier de la congrégation. Chez elle, se côtoyaient une prise en compte de la réalité et une puissante volonté de faire évoluer les choses. »
Après avoir enseigné l’histoire, et assuré l’économat de sa communauté puis de la province de France de sa congrégation, elle réalise au début des années 1980 que les congrégations religieuses doivent dégager des moyens financiers pour assurer la retraite des sœurs vieillissantes. Ce qui suppose de constituer des réserves pérennes, notamment en plaçant les fonds issus de la vente de biens immobiliers.
« C’était une visionnaire »
« Des sœurs brésiliennes nous ont alors interpellés en soulignant que ces placements ne devaient pas être réalisés dans des multinationales qui contribuent aux situations d’injustices dans les pays du sud », raconte Michèle Barrot, Petite Sœur de l’Assomption qui participait avec elle à ces réflexions. Avec d’autres économes, elle rédige une charte d’investissement mettant en avant la qualité de la politique sociale des entreprises et leurs efforts d’insertion.
Cette réflexion aboutit à la création du premier fonds d’investissement éthique en France. Une association est fondée en 1983, Éthique et investissement. « C’était une visionnaire, souligne Vincent Auriac, directeur de Axylia, une société de conseil en placements financiers qui l’a bien connue. Ce qui avait été écrit dans la charte n’a pas pris une ride. »
Nicole Reille préside Éthique et Investissement jusqu’en 2002, puis elle rejoint Rome pour assurer la fonction d’économe générale de la congrégation. Ces dernières années, renouant avec sa passion de l’histoire, elle avait entrepris la rédaction des mémoires de sa congrégation. « Elle a mis toute son énergie pour boucler les deux premiers siècles, il y a une quinzaine de jours », témoigne sœur Marie-Armelle Girardon, responsable de sa dernière communauté. Tout en demandant à ses sœurs de poursuivre ce travail.
Séverin Husson
(Source : la-croix.com)